Resacraliser le travail
- Tarot Énergie

- 5 mai 2023
- 8 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 juil. 2024

☥ Bienvenue à mon Ecole des mystères – Les Temples d’Isis ☥
Saviez-vous que le mot "travail" vient du latin trepaliare, torturer, du bas latin trepalium, instrument de torture ?
Tout est dit, n'est-ce pas ?
1) LE DUR LABEUR
Le travail tel que nous le connaissons aujourd'hui est une forme de torture et bien peu de gens s'en rendent compte . Le "dur labeur" fait tellement partie de nos vies que nous ne nous voyons plus qu'il existe d'autres manières de vivre. Le mode de vie et de travail que nous menons aujourd'hui est basé sur des valeurs et des qualités du masculin blessé (par opposition au Masculin divin) qui sont : prendre des décisions, élaborer des stratégies, prévoir, favoriser la pensée logique, fixer des objectifs, donner la priorité voire l'exclusivité aux processus linéaires axés sur des solutions. Ce mode de vie et de travail est proprement épuisant et totalement déséquilibré. Même les femmes sont obligées de se soumettre à cette discipline qui est, en réalité, une authentique torture car elle les coupe de leur essence féminine qui est en résonance avec un mode de fonctionnement aux antipodes de celui-là. Les hommes souffrent également car ce système les sépare également de leur principe féminin qui, même s'il est plus faible que chez les femmes, reste néanmoins présent en eux.
2) LE TEMPS ASSERVI
Le conditionnement impose aux gens de littéralement vendre leur temps à un patron en échange d'un salaire. Qui s'aperçoit que ce système salarial est de l'esclavage ? Le temps est la plus précieuse ressource qu'un être possède de naissance car le temps que l'on se donne et que l'on donne aux autres est de l'amour. Si vous vendez votre temps à un patron, vous ne disposez plus librement de cette ressource qui vous appartenait au départ et que vous étiez censé utiliser sagement pour vous développer psychologiquement, émotionnellement et spirituellement. Autrement dit, vous cessez d'être un être humain libre. C'est ce que l'on appelle un esclave. Trop peu de gens réalisent cela car le formatage que l'on reçoit dès nos plus jeunes années éclipse ces vérités profondes. Aucun adulte, aucun parent, aucun professeur sensé n'encouragerait à réfléchir à ces questions à moins d'être tourmenté par ses pairs, ses collègues et la société dans son ensemble. C'est impensable. L'on croit que pour être un bon parent, il faut faire entrer son enfant dans le moule de l'esclavage, il faut qu'il consacre sa vie au gain d'argent pour assurer sa sécurité financière et matérielle, il faut qu'il n'accorde aucune importance aux questions spirituelles, philosophiques et à sa vie psychique car s'attarder sur elles mettrait en danger tout le statu quo.
Or, les souverains ne vendent pas leur temps. Ils en disposent à leur guise. C'est la différence entre un monarque et ses "sujets", un seigneur et ses serfs, un PDG et ses employés : leur emploi du temps n'est pas réglé comme du papier à musique. Même s'il peut être chargé, ils en restent les maîtres.
3) L'ESPACE ASSERVI
Ce qui a été dit au sujet du temps peut l'être au sujet de l'espace. Le continuum espace-temps est d'ailleurs une seule et même chose (le mot olam en hébreu, univers, traite ces deux dimensions comme une seule) : un Homme libre peut se déplacer comme il l'entend sans être empêché, contrôlé, surveillé ou limité. Un salarié devient attaché à un lieu où il doit se présenter de telle heure à telle heure tels jours sinon, il est en infraction. L'aberration de cette réalité ne semble sauter aux yeux de personne tant les gens sont hypnotisés et convaincus du bien-fondé de cette situation. Pourtant, c'est la définition du servage : un serf était un paysan attaché au lopin de terre qui lui était attribué et il avait perdu son droit de se déplacer, d'aller vivre et offrir ses talents ailleurs, de voyager, de voir du pays, de s'instruire, de s'épanouir. C'est ce qui est arrivé aux Celtes après l'arrivée du christianisme.
Le temps et l'espace asservis sont en définitive l'âme asservie et possédée par le régime, qu'il soit religieux ou gouvernemental.
4) L'ARGENT
La culture du Veau d'or dans laquelle nous vivons justifie toutes les infractions au Droit naturel (les lois universelles divines) en rendant ses membres complètement accros à l'argent. Tous les comportements dysfonctionnels survolés dans les paragraphes précédents sont justifiés par un goût démesuré pour l'argent. L'argent est le dieu de cette culture à tel point que si l'on présente les problématiques spirituelles et philosophiques inhérentes à ce système du travail, l'on va vraisemblablement s'entendre dire : "mais il faut bien travailler pour gagner de l'argent et payer ses factures" ! C'est prendre le problème à l'envers. Il est certain que dans ce sens-là - à l'envers donc - il "faut bien", car les esclaves ont abdiqué et renoncé à leur capacité mais surtout à leur devoir de penser et d'exercer leur conscience. Si quelqu'un se sent insulté par le terme "esclave", cette personne doit commencer à se poser des questions car c'est ce que fait un être humain : pourquoi je travaille ? Pourquoi j'existe ? Pourquoi je vis ? Qu'est-ce que la vie ? Qu'est-ce que le travail ? Pourquoi j'accepte de payer des impôts et de me laisser voler les fruits de mon labeur ? Pourquoi je me soumets aux diktats de la banque ? Pourquoi je ne me rebelle pas ? Qui suis-je ? Un esclave, l'enfant d'esclaves, l'enfant de l'Univers, une âme souveraine ? Si vous ne vous posez pas ce genre de questions, vous êtes un esclave car vous n'exercez pas votre intelligence (la citrine est liée à l'abondance mais également à l'intelligence), votre réflexion, votre esprit critique, votre devoir de philosophe, vous ne vous développez pas et vous n'élevez pas votre conscience. Si vous êtes offensé, n'est-ce pas que vous venez de lire une vérité qui heurte votre ego, votre rigidité et votre lâcheté ?
Il ne s'agit pas de vivre sans argent mais de se conscientiser sur le rôle, la place, l'omniprésence, la déification de l'argent. Il faut se soigner et se détacher psychologiquement de l'argent afin de retrouver sa liberté ontologique. L'état de dépendance envers l'argent est une maladie mentale. La maladie mentale n'est pas l'argent lui-même et le besoin d'argent non plus qui est parfaitement légitime à l'heure actuelle.
5) UN TRAVAIL AU FEMININ
Remettre les choses dans le bon sens signifie rétablir une vie spirituelle forte qui permet d'avoir une reliance solide avec le Divin et une foi inébranlable que l'on est protégé, pourvu (dans le sens de Providence), guidé et aimé. Ceci requiert d'avoir un bon sens de sa valeur (lorsqu'on se sait enfant de l'Univers, le sens de sa valeur de soi ne peut être qu'excellent) et permet d'adopter un mode plus passif - bien que toujours équilibré entre le masculin et le féminin, l'action et la passivité, le donner et le recevoir - basé sur l'êtreté et donc des valeurs et des qualités plus féminines : le plaisir, le soin de sa personne, de son corps (toucher, massage), la nourriture affective, émotionnelle, spirituelle et intellectuelle, la créativité, les rythmes personnels, une relation consciente avec la nature et les animaux, le flot, la patience, le lâcher prise, les délais divins car le temps féminin est lent et respecte les cycles du corps, des astres, du cosmos, il est spirallique et non linéaire (une opportunité peut se représenter), la certitude viscérale d'avoir quelque chose d'unique et de valeur à apporter au monde.
En incluant ces qualités dans son quotidien, on retrouve automatiquement sa liberté et l'on cesse automatiquement d'être un esclave. Ce n'est pas si facile que cela en a l'air : il faut transmuer les terreurs qui se sont logées dans notre ADN suite au conditionnement traumatisant que l'on a reçu, traumatisant car ce conditionnement nous a coupés de notre source et de notre identité divines et de l'amour de la Déesse.
Aller marcher en forêt peut devenir un moment de méditation indispensable pour alimenter le jus créatif et développer son activité, quelle qu'elle soit. Une idée peut tomber dans notre conscience (elle vient forcément d'en haut) et faire repartir l'entreprise. Un moment de répit, de recueillement et de ressourcement peut être ce que notre âme nous prescrit pour nous remotiver. Se détendre dans son jardin en plein milieu de journée peut permettre de laisser libre cours à ses pensées et de savoir exactement ce qu'on doit faire le lendemain.
Ce mode de vie et de travail est magique, ancré dans le moment présent plutôt que dans l'organisation obsessionnelle de l'emploi du temps. Un être qui réussit à se sculpter une vie libre de pionnier hors de la matrice esclavagiste est tellement inestimable à la Déesse, car il offre un modèle à son prochain, qu'il sera toujours protégé et pourvu : lorsqu'on cherche d'abord le Royaume intérieur, la vérité et la justice, le reste est donné par surcroît...
6) DANS LE TAROT
Cette sagesse n'est pas absente du Tarot. On la trouve dans les arcanes mineurs de la suite des Deniers : le Huit des Deniers représente un homme qui travaille dur et qui excelle à son art, c'est un artisan accompli mais qui est focalisé sur sa productivité. Le Dix des Deniers représente trois générations d'une famille opulente, les plus jeunes profitant de l’œuvre du plus âgé. La beauté de cette lame réside dans le fait qu'elle nous dit que la fortune a été amassée lentement et se transmet à la postérité et donc s'inscrit temporellement : il faut continuer à l'investir pour continuer à la faire fructifier. Le Neuf des Deniers représente une riche dame dans son jardin luxueux sur la main de laquelle s'est posé un faucon. Cette lame du Neuf des Deniers illustre assez bien l'énergie d'une vie équilibrée car pour parvenir à ce résultat, il faut avoir travaillé mais la présence féminine et l'oisiveté intrinsèque à la carte rappellent que tout ne s'obtient pas par la force et la pression. Il faut, à un moment donné, céder et s'occuper de soi-même pour avoir un bon sens de sa valeur et lorsque cela est fait, l'Univers peut répondre. Un esclave ne travaille pas sur sa valeur, il ne pense qu'à engranger. C'est l'aspect le plus sombre du Huit des Deniers. Le Dix des Deniers demeure très patriarcal dans son énergie mais l'on se rapproche de la libération qui permet de profiter sereinement du fruit de son labeur à long terme.
C'est le Neuf des Deniers qui rappelle la générosité, la fertilité, la prospérité, la complicité avec la nature du principe féminin. C'est lui qui resacralise le travail. Le mot devient synonyme de loisir (du latin licere, être permis, en l'occurrence l'opposé de l'esclavage), de joie, de mission et de mandat d'âme et la sensation de pesanteur et de lourdeur se lève. Voilà ce qu'est le sacré : le sentiment de légèreté des anges.
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Photographie : Tarot de Waite (AGM-Urania) & Tarot de Marseille-Waite (Emmanuelle Iger)
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Nous vivons un âge de désinformation, de séduction, de mensonges et d'immaturité où l’intelligence, la pureté et la vérité sont les premières victimes. Le contenu de ce blog vise à rétablir les bases d'une société psychiquement et spirituellement saine et éclairée. Il pourra sembler extrême et peut-être offensant à certains. La vérité, dans son essence même, est immuable et fait la guerre à la fausseté. Elle est donc naturellement belliqueuse et provoque l'ego vaniteux, superficiel et immature habitué à voir ses caprices satisfaits et à la gratification immédiate. C'est son rôle et c'est le but : sortir de l'hypnose et du contrôle mental et éveiller les consciences dans cet âge de ténèbres et de complaisance. Ceci est un avertissement et une prise de position pour qu'il soit bien clair que je n'écris pas ces articles pour plaire, ni pour déplaire du reste, mais pour servir la Grande Cause qui est celle de l'Amour universel et du retour de la Déesse, notre Mère divine. L'affrontement de la vérité requiert beaucoup de courage (mot dont la racine est "cœur", il faut donc avoir du cœur pour avoir du courage). La sagesse offerte sur ce blog reflète la cause que je défends car sans vérité, pas de liberté. L'absence étouffante de vérité explique la présence tout aussi étouffante de l'esclavage moderne qui est la condition actuelle, ne nous leurrons pas, de la race humaine.





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